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La
Congrégation de Sainte Clotilde
est née au lendemain de la révolution française,
de la rencontre de deux projets
celui d'Antoinette Sophie Aubry Desfontaines, religieuse adoratrice
et celui du Père Jean Baptiste Rauzan, missionnaire de France.
Un
enracinement contemplatif.
Un appel
Une expérience
Une rencontre
Le nom de Sainte-Clotilde
Les lieux témoins des origines
Un
enracinement contemplatif
Antoinette Sophie
Aubry Desfontaines a pris l'habit en 1776 chez les religieuses de Sainte-Aure
dont elle est ancienne élève. Ce couvent se situait à
Paris, près du Panthéon, entre la rue Tournefort et la
rue Lhomond. Contemplative, elle est chargée de l'éducation
des élèves pensionnaires. Le 1er juillet 1779, toutes
les religieuses de Sainte-Aure s'engagent à "l'adoration
perpétuelle du Sacré Cur dans l'Eucharistie ".
Dispersées, emprisonnées sous la révolution, plusieurs
se regroupent au sortir de la prison pour poursuivre leur vie de prière
et de contemplation.
Un appel.
Le 1er juillet 1796,
le jour du renouvellement de leur promesse, l'abbé Delaleu, prononce
un sermon qui retentit tout particulièrement dans le cur
d'Antoinette Sophie Desfontaines :
"Que le Cur Sacré de Jésus-Christ auquel vous
vous êtes consacrées soit aujourd'hui votre modèle
; ... Vous l'avez adoré dans le silence du cloître, adorez-le
dans le tumulte du monde ; vous l'avez servi par votre amour au pied de
l'autel, servez-le par votre travail au milieu du siècle ... venez
travailler avec nous à ranimer l'étincelle de la foi."
Une expérience.
Aussitôt,
pour répondre à cet appel, Madame Desfontaines réunit
quelques élèves pensionnaires rue du Cloître Notre
Dame à Paris. Elle choisit de vivre comme une mère de
famille au milieu de ses enfants. Présente à chaque instant
à ses élèves, elle n'en demeure pas moins adoratrice,
adoratrice de Dieu dans le cur des enfants.
Une
rencontre.
Madame
Desfontaines songe à fonder une congrégation destinée
"à se vouer toute entière à l'éducation
selon les besoins du temps, ... y établir une règle qui
put se concilier avec les nécessités de cette uvre
; atteindre par des dehors moins austères, les familles que des
préjugés trop communs éloignaient des institutions
religieuses."
En septembre 1820, au mont Valérien, elle rencontre le Père
Rauzan, supérieur
des Missionnaires de France, qui rêve d'une congrégation
vouée à l'éducation.
"Selon mes vues, les religieuses que j'établirai, devront
se donner entièrement aux autres, ... se faire élèves
avec les élèves, vivre pour elles, vivre avec elles, ...
partager leurs récréations ... leurs repas ... leur dortoir,
jamais de cellules. Cette vie en commun avec leurs élèves
sera la vie de toutes les religieuses ... " (Souvenirs)
Cette forme de vie partagée (sans habit religieux, sans clôture),
Madame Desfontaines la vit déjà.
Le Père Rauzan rédige les premiers statuts de la Congrégation.
Le 16 août 1821, 25 ans après l'ouverture de sa première
école, Madame Desfontaines avec trois de ses anciennes élèves
s'engage par vux et fonde ainsi la Congrégation de Sainte-Clotilde.
Trois mois plus tard, le 13 novembre 1821, Madame Desfontaines meurt,
ayant désigné pour lui succéder Émilie Fressinet,
Mère Sainte Bathilde, qui a 21 ans.
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Le
nom de Sainte Clotilde.
Madame Desfontaines
aurait aimé que la Congrégation soit sous le vocable du
"Sacré Cur", mais d'autres congrégations
portaient déjà ce nom. Aussi choisit-elle Sainte Clotilde
sur le conseil de Monseigneur de Quélen, coadjuteur de l'archevêque
de Paris : sainte Clotilde, reine des Francs a contribué par
sa foi profonde à la conversion de son époux Clovis. Elle
a contribué à la christianisation de la France. Puissent
les élèves de Madame Desfontaines, rayonner leur foi dans
leur famille et influencer la société où elles
vivent.
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Lieux témoins des origines.
Madame
Desfontaines ayant vécu à Paris, plusieurs lieux nous en
parlent.

1-
18 rue Tournefort (anciennement rue Neuve Sainte Geneviève), l'image
d'un ostensoir au dessus d'une porte, signale une entrée du couvent
de Sainte-Aure.

2
- Le Cloître et la chapelle de Port Royal devenu Port Libre (maintenant
Maternité Baudeloque) rappellent la prison où les religieuses
de Sainte-Aure ont été enfermées de juillet à
Octobre 1794, avant d'être transférées à la
prison du Luxembourg jusqu'à la mi-décembre.
3
- L'église Saint-Paul-Saint-Louis, dans le quartier du Marais,
est celle dont l'abbé Delaleu devint curé en 1802.
4-
Le 2 rue de la Cerisaie, près de la Bastille. Là était
l'hôtel Lesdiguières où Madame Desfontaines établit
son pensionnat, après avoir été rue du Cloître
Notre Dame et rue du Petit Musc.

5
- Le collège
Sainte-Clotilde, 103 rue de Reuilly et la Maison-Mère, 101
rue de Reuilly à Paris, se trouvent sur le terrain acquis en 1809
par madame Desfontaines pour que ses pensionnaires respirent le bon air
de la campagne. Ce quartier ne faisait pas encore partie de Paris. Il
deviendra le 12° arrondissement au début du 20ème siècle.
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